23/08/2006
♥ Février-mars au matin. Neige.
Il a souvent neigé dans les tiroirs des coiffeuses en bois de rose offrant à l'étincelle des poussières nos bijoux de papier
Les soleils d'hiver aux midis de plume ont altéré le grain des miroirs
Comment préserver le timbre de vos voix tandis que d'invisibles artificiers font tournoyer encore de tels jets de lumière
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Ta main reposait déjà sur les genoux du monde
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La tour bienveillante des ombres sacrées se profilait entre mes pas
J'avançais vers des savoirs de soie
Cristal des miroirs
D'où naissait l'hortensia
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Dans les plis bleus de toutes les fêtes ils vous regardaient
Coudes et mentons adossés à leurs drames
On se dépassait en souriant sous vos étoiles
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Puis les nids des arbres regorgeaient de chocolats Pâques avait caché des pièges rieurs dans leur panier
Les enfants couraient dans vos allées
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Février-mars coiffant de même neige et de même silence un autre matin
Rendit au pas la semelle de vos marches croisées
Vous alliez d'avant-garde effacer sur l'ardoise la poussière des chemins
De chaque versant Des vents conjoints
Vos mains iraient se mêler sous les châles blancs
Tant de repos dans l'enluminure de vos regards qu'aucun bouquet ne saurait dire
Le lit des rivières y couche l'ancre précise où je démarre

-à Max et Mina- La Valse (Tiersen)

19:10 Publié dans incitation poétique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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