30/08/2006

de Lambeaux

" Pourquoi avez-vous labouré le mal ? "
( Charles Juliet : Lambeaux -P.O.L. )

Commentaires

Un peu à retardement... Oui,
"Pourquoi avez-vous labouré le mal ? "
Cette phrase seule est un peu énigmatique, mais complète « La parabole du Semeur « que j'ai retrouvée dans le texte liturgique d'évangile selon St Mathieu.
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"13 Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison...
...et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
« Voici que le semeur est sorti pour semer. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! »
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? » Il leur répondit : « A vous il est donné de connaître les mystères du Royaume des cieux, mais à eux ce n'est pas donné. Celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance ; mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. Si je leur parle en paraboles, c'est parce qu'ils regardent sans regarder, qu'ils écoutent sans écouter et sans comprendre. Ainsi s'accomplit pour eux la prophétie d'Isaïe : Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. Le coeur de ce peuple s'est alourdi : ils sont devenus durs d'oreille, ils se sont bouché les yeux, pour que leurs yeux ne voient pas, que leurs oreilles n'entendent pas, que leur coeur ne comprenne pas, et qu'ils ne se convertissent pas. Sinon, je les aurais guéris ! Mais vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent ! Amen, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu.
18 Vous donc, écoutez ce que veut dire la parabole du semeur. Quand l'homme entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s'empare de ce qui est semé dans son coeur : cet homme, c'est le terrain ensemencé au bord du chemin. Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c'est l'homme qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n'a pas de racines en lui, il est l'homme d'un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il tombe aussitôt. Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c'est l'homme qui entend la Parole ; mais les soucis du monde et les séductions de la richesse étouffent la Parole, et il ne donne pas de fruit. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est l'homme qui entend la Parole et la comprend ; il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »


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C'est en parlant à vieux paysan de son village natal, puis à certains membres de sa famille ( tante maternelle) que Charles Juliet, devenu adulte a peu reconstituer par bribes ( Lambeaux...) ce qu'avait été la vie de sa mère de naissance et notamment son intérêt pour le seul livre disponible : la Bible, alors même que la poursuite d'une scolarité très investie n'avait pas été possible pour elle. Charles Juliet s'est identifiée à sa mère pour retrouver de quoi avaient été nourries ses pensées de fillette, de jeune fille et de jeune mère en détresse. A l'époque l'éducation religieuse était partout et accompagnait la rude vie de ce milieu social très pauvre et plutôt silencieux sur les problèmes.
Cette jeune mère exprime à la fois son désespoir et sa révolte dans un questionnement qui ne rencontrera aucun écho. Gravement dépressive et suicidaire, elle a été enfermée , et elle est morte de faim, loin des siens, dans un asile psychiatrique...

Il est évident que les explications rationnelles (le contexte de l'époque...) ne suffisent pas à l'auteur de Lambeaux pour répondre à cette question et que toute son oeuvre tourne autour d'une telle interrogation , avec en réaction permanente et définitive "Comment ne pas faire pousser le mal ?"

Ecrit par : MthP | 11/09/2006

LAMBEAUX

Chut ! Ne parle plus. Chante ! (Nietzsche –Zarathoustra)


Dans la gorge, l'obscur. Ce qu'on ne dit pas, ce qu'on ne dira pas. Les images abandonnent le cœur trop ravaudé.


*

Il était trop de fois… Seuls les rêves peuvent porter les mots vers l'autre, sourd encore… Il était trop de fois l'impatience des songes et leur irréalité…

*

Au réveil, le doute est semé.
Puissamment ailé, il va d'un jour à l'autre, se renforçant, mutant, abusant de notre sensibilité jusqu'à notre usure.

*

L'incertitude s'insinue, elle fore, elle lézarde les failles. On ne comprend pas. Dans la brume, les voix sont éteintes ou si lointaines qu'on entend la mer s'y heurter.

*
C'est de Marjas, c'est à dire... de moi. Plusieurs pseudos pour fuir ! J'espère "qu'on" ne me trouvera pas ici !

Ecrit par : chloé | 03/11/2006

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