31/10/2006
Le ravissement de sa parole


"Les paysans s'étaient un peu étonnés. D'abord parce que depuis des millénaires que la mer envahissait la plaine..."

"Mais la marée de juillet monta à l'assaut de la plaine et noya la récolte. Croyant qu'elle n'avait été victime que d'une armée particulièrement forte, et malgré les gens de la plaine qui tentaient de la dissuader, l'année d'après la mère recommença. La mer monta encore..."

"Puis, en juillet, la mer était monté comme d'habitude à l'assaut de la plaine. Les barrages n'étaient pas assez puissants. Ils avaient été rongés par les crabes nains des rizières. En une nuit, ils s'effondrèrent."





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Commentaires
C'est tout simplement beau! Et d'une folle et tendre poésie.
Ecrit par : katell bouali | 26/05/2007
Tiens tiens, elle est de passage, la fille qui réveilla L'Homme endormi de Courbet !
Ecrit par : Adl | 27/05/2007
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